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La psychanalyse & l'addiction

psychanalyse et addiction

Il existe de nombreuses formes d’addictions . La psychanalyse n’a pas toujours eu le regard porté sur la toxicomanie et les dépendances multiples … la raison en est, entre autre, que le recours à un tiers ne peut se faire, pour le sujet dépendant, qu’après la réalisation de son état de dépendance . Cependant le déni est caractéristique du processus addictif souvent . La plupart des analysants addicts se présentent à un psychanalyste par le biais d’une cause extérieure (conséquences négatives de l’addiction, ultimatum lancé par le conjoint, etc ).

Les différentes formes d’addictions

- les addictions comportementales : il s’agit d’addictions sans produits, liées à des comportements répétitifs et compulsifs qui ont un impact négatif sur la vie quotidienne de la personne . Ce peut-être l’addiction au jeu, l’addiction au sexe, l’addiction aux réseaux sociaux, les achats compulsifs …
- les addictions alimentaires : il s’agit d’addictions liées à la nourriture, au sucre, au gras, etc.
- les addictions chimiques : il s’agit d’addictions liées à la consommation de substances psycho actives, telles l’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, certains médicaments, etc.
- les addictions liées aux technologies : il s’agit d’addictions liées à l’utilisation excessive des technologies, addiction aux jeux vidéo, à internet, aux smartphones, etc.
- les addictions sexuelles : il s’agit d’addictions liées à la sexualité comme l’addiction à la pornographie, la multiplication de partenaires, etc.

L’approche psychanalytique des conduites addictives

Les addictions peuvent être diverses donc, mais pour le psychanalyste l’addiction ne se présente pas véritablement comme un symptôme, cela traduit souvent un malaise plus profond lié à la structure psychique de l’individu . L’addiction est considérée comme une tentative de combler un manque, un vide à l’intérieur de soi, voir une tentative de fuir une certaine réalité …

En effet, il n’est pas possible d’inscrire l’analysant addict dans un registre général de théories sur l’addiction et de remèdes préétablis bien sûr . La force de l’analyse est de concentrer son intérêt sur l’individu lui-même, son histoire, son vécu . Le psychanalyste cherche à comprendre les enjeux inconscients que cache cette attitude pulsionnelle face à un produit ou à un comportement . La thérapie vise à verbaliser et à permettre au patient de prendre conscience de ses conflits psychiques sous-jacents donc et à développer des stratégies pour mieux gérer son addiction . Dans cet espace que constitue le cabinet du psychanalyste où l’analysant peut parler librement de ses émotions, de ses pensées, de ses fragilités (qui favorisent les répétitions).

La prise en charge des addictions en psychanalyse est donc surtout un travail en profondeur contre la souffrance, pourquoi cette addiction, que signifie t’elle ? Quelles raisons ont poussé cette conduite à éclore ? Le but étant bien sûr de comprendre pour mieux « décrocher ».

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